18.09.2009
Taxe Carbone et économie d'énergie
Le principe de la taxe carbone est de taxer tous les combustibles d’origine fossile : gaz, charbon, fioul, gasoil et super. Chacun de ces combustibles, pour une quantité donnée, émet un volume fixe de CO2 lors de son utilisation, en fonction de sa composition chimique. La valeur de la taxe varie donc selon la nature du combustible.
En définitive, on parle en masse de CO2 (tonne de CO2) et non en volume de CO2, ce qui permet d’avoir une unité pratique aux échelles où on l’utilise.
Le Président de la République a arrêté les modalités de la mise en œuvre de la taxe carbone, dont le prix a été fixé sur la base de 17 euros par tonne de CO2.
Les ménages et les entreprises paieront le même prix.
Concrètement, cette taxe se traduira à la pompe par une hausse de près de 4,5 centimes par litre de fioul et de gasoil, 4 centimes par litre d'essence et pour le gaz à environ 0,4 centime par KWh. A chaque fois qu'un utilisateur achètera un litre, il paiera cette taxe. Plus il utilise de litres, plus il paie de taxes, donc il est incité à en utiliser moins qu'auparavant.
De manière évidente, cette taxe incite à modifier notre comportement au volant par exemple. Réduire un peu sa consommation de carburant, en levant le pied pour diminuer leur vitesse, en limitant certains déplacements sur de petites distances en voiture (la moitié des déplacements se font sur des distances qui mettent 5 mn à pied).
Cette taxe est aussi incitative en terme d’investissement dans les équipements peu énergivores et dans les énergies renouvelables. En effet, si je remplace ma chaudière fioul de 1995 par une nouvelle chaudière fioul à condensation, je consomme 15 à 20 % de combustible en moins. Ainsi, j’économise d’autant plus que le prix du fioul est élevé.
Et le retour sur investissement de ma nouvelle chaudière est plus rapide.
Il est nécessaire d'inciter les ménages et les entreprises à changer leurs comportements en matière de consommation d'énergie pour atteindre la réduction des émissions de gaz à effet de serre par quatre d'ici à 2050. Et, malheureusement, le moyen le plus efficace est de toucher au porte-monnaie de chaque français. Ainsi, cette nouvelle taxe est impopulaire : 65 % d'opinions défavorables d'après un sondage IFOP.
Cependant, les ménages bénéficieraient d'une réduction d'impôt sur le revenu ou d'un "chèque vert" pour les foyers non imposables. Pour les entreprises, la taxe carbone sera compensée dès 2010 par la suppression de la part de la taxe professionnelle.
Selon les secteurs d’activité, les mécanismes de compensation ne seront pas toujours faciles à négocier et à déterminer. Ainsi, le prix actuel de la taxe carbone est suffisant, le temps que le système s’adapte à cette révolution verte.
Il est essentiel de comprendre que la taxe est proportionnelle au volume de combustible fossile qui est consommé, alors que la restitution est figée, forfaitaire.
Ainsi, selon les habitudes de vie de chacun, certains seront avantagés, d’autres non.
Cette Contribution Climat Energie ou « taxe carbone » sera mise en œuvre dès le 1ier janvier 2010.
L'Ademe estime une baisse potentielle de 4 % des émissions de CO2 sur notre territoire pour une taxe à 17 euros par tonne de CO2.
14:42 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, énergie
24.08.2009
L'avis d'EcoRenova sur les nouveaux tarifs de l'électricité
Les raisons de l’augmentation des tarifs d’EDF sont multiples : rentabilité des coûts de production de l’électricité, besoins de financement pour l’amélioration et le renouvellement des installations…
Plutôt que de débattre sur les fondements de cette évolution tarifaire, nous allons parler de la méthode et des conséquences directes pour nous, les clients.
La première chose regrettable est l’augmentation importante pour les petites installations avec de petite consommation. On pénalise ceux qui consomment peu.
On nous incite à consommer plus en rendant le kilowattheure (kWh) moins cher.
Au contraire, il aurait fallu maintenir les prix pour les petits consommateurs (qui se serrent la ceinture, par nécessité économique ou par conviction) et augmenter au contraire le prix pour les gros consommateurs afin d'inciter tout le monde à réduire...
EDF se prémunit également des millions de petits consommateurs qui voudraient s’équiper de délesteurs pour passer à un abonnement inférieur en coût. Avant, il était intéressant de passer de l’abonnement 6 kilovoltampères (kVa) à celui de 3 KVa : on gagnait 33 euros par an. Maintenant, on y gagne 7 euros…
La grille tarifaire s'est largement complexifiée. Jusqu'à présent, les clients particuliers et professionnels des tarifs bleus payaient les mêmes prix. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La nouvelle grille a été complètement remise à plat. Des différences de tarifs ont également été introduites entre plusieurs catégories comme les collectivités locales, les entreprises ou les agriculteurs.
Ces changements tarifaires résultent donc d’un raisonnement approfondi qui ne va pas toujours dans le sens des économies d’énergie et de la transparence.
Puis, on noie le poisson dans de jolies publicités avec de beaux paysages et des mers turquoises pour vanter ses démarches de développement durable…
Si vous voulez faire de réelles économies financières et participer concrètement au défi climatique en réduisant vos émissions de gaz à effet de serre : Faites appel à Ecorenova !
www.ecorenova.fr
15:31 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, énergie, ecorenova
22.08.2009
L'augmentation des tarifs EDF en détail
Le 15 Août est passé : départ en vacances pour certains, embouteillages sur le retour pour d’autres, mais augmentation des tarifs EDF pour tous !!!
De 2,3% en moyenne, cette augmentation atteint 1,9% pour les particuliers,
4% pour les PME-PMI et 5% pour les grandes entreprises.
Cependant, ces chiffres représentent des évolutions tarifaires beaucoup plus complexes qu’une simple majoration du prix du kilowattheure (kWh).
Certains particuliers verront leur facture baisser. Pour d'autres, elle va doubler.
Cet article va simplement résumer les changements pour les particuliers.
En effet, difficile d’être exhaustif avec une réforme tarifaire énumérée sur vingt pages du Journal officiel du vendredi 14 août.
La prochaine facture d'électricité risque de faire sauter certains Français au plafond. L'augmentation des tarifs de l'électricité est donc de 1,9 % pour les particuliers. Ce chiffre n'est cependant qu'une moyenne et recouvre des réalités très différentes selon les cas.
Tout d’abord, il faut savoir que 2 leviers existent pour modifier votre facture : le prix de votre abonnement et le prix du kWh. Les deux ont subi des changements tarifaires à la mi-août.
Ainsi, les différences sont encore très disparates au sein de clients possédant la même installation.
• Par exemple, les 2,5 millions de clients d'EDF qui sont abonnés au tarif bleu de base et dotés d'une petite installation - une puissance de 3 kilovoltampères (kVA) - verront en effet leur facture augmenter de 4,65 % en moyenne.
Le prix de l’abonnement hors taxe passe de 21,48 euros à 51,24 euros, soit une hausse de 138,5%. Le prix du kWh passe de 9,89 centimes d’euros à 7,81 euros.

Les conséquences sont les suivantes :
Les clients avec une faible consommation verront leur facture augmenter de manière conséquente, car le prix de l’abonnement n’est pas négligeable par rapport au coût total du nombre de kWh consommé. Contrairement aux clients avec une consommation importante qui ressentiront plus l’impact de la baisse du kWh que de la hausse de l’abonnement.
• Même constat pour les 12 millions de particuliers ayant souscrit à la puissance tout juste supérieure (6 kVA) : leur facture va progresser en moyenne de 3 %. Leur abonnement annuel passera de 54,48 à 58,32 euros, soit une hausse de 7%. La hausse sera nulle pour les gros consommateurs mais pourra aller jusqu'à 13 % pour les clients qui consomment le moins.
• Sont également concernés les 500.000 clients de l'option Tempo (puissance de 9 kVA, qui propose des prix variables selon les jours et les heures d'utilisation). Ses abonnés vont voir leur facture augmenter de 4,7 % en moyenne, soit environ 36 euros par an, selon l'avis de la CRE.
Certes, les hausses ne seront pas si importantes que cela en valeur absolue. Environ 18 millions d'abonnés EDF verront leur facture augmenter au maximum de 20 euros par an.
Ils seront près de 2 millions à enregistrer une augmentation de 40 à 60 euros par an.
Malheureusement, on est encore loin de l’augmentation de 20% des tarifs d’EDF annoncée par son PDG, Pierre Gadonneix.
Cette première étape n’est que le préambule, on en reparlera…
15:44 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, énergie
11.07.2009
Augmentation des tarifs d'EDF ?
EDF veut augmenter ses tarifs de 20% en trois ans
Un pavé dans la mare. Dans une interview, le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, a estimé qu'un rattrapage était nécessaire en matière de tarifs énergétiques. Il réclame une hausse des prix de l'électricité de l'ordre de 20% sur trois ans. "Depuis vingt-cinq ans, si nous avions ne serait-ce que répercuté l’inflation, les prix seraient 40% supérieurs", a-t-il expliqué.
En effet, contrairement au prix de l’eau (prochainement un dossier sur ce sujet), le prix de l’électricité à peu évolué.
En prenant une consommation électrique de 2500 KWh/hab/an (valeur moyenne mais qui reste arbitraire, faites le calcul avec vos factures !), l’augmentation serait de 50 €/hab/an!
EDF et l'Etat ont signé en octobre 2005, au moment où l'entreprise est devenue société anonyme contrôlée par l'Etat, un contrat de service public qui garantit jusqu'en 2010 une augmentation des tarifs de l'électricité qui ne peut dépasser le niveau de l'inflation pour les particuliers.
En France, les prix sont encore réglementés et la décision de les augmenter revient au gouvernement.
Interrogée sur le sujet, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a reconnu qu'il fallait notamment "envisager" des hausses de tarifs d'électricité pour financer les investissements futurs d'EDF.
L’effort d’investissement d’EDF « doit être financé par les gains de productivité de l’entreprise et par des majorations tarifaires. Celles-ci doivent cependant tenir compte de la situation fragile de nombreux ménages et entreprises dans le contexte économique actuel, ce qui exclut une progression trop rapide » ont conclu Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo.
L’augmentation semble donc inévitable, mais avec modération.
Profitez du KWh à 10 centimes d’euros en moyenne et commencez dès maintenant à investir dans les économies d’énergie!
16:19 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, énergie, actualité

